Notes d’observation

  1. Les unilingues francophones

Ces personnes ne comprennent pas la plupart des enseignes commerciales de leur entourage et ailleurs au Nouveau-Brunswick.

Elles ne savent pas que certains concitoyens doutent de leur existence et de leur droit d’exister.

La plupart de ces personnes ont élaboré des stratégies d’adaptation pour fonctionner dans leur société. Par exemple, avant de téléphoner pour une ambulance ou la police, elles font appel à leur réseau de personnes bilingues afin d’être certaines de comprendre et d’être comprises.

Ces personnes n’ont jamais eu un poste de direction ou de niveau supérieur au sein du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Elles n’ont jamais eu un poste d’agent de l’Assemblée législative, et rarement un emploi de service direct au public, comme caissier.

Elles comprennent certaines formules en anglais, dont :
« For service in French, press 2 »
« Do you speak English?»
… « I don’t speak French. »

Par contre, certaines autres formulations fréquentes leurs sont inconnues : “I was a government minister, and my lack of French was not a problem”.

Ajout, le 26 juin 2017 : Il semble que la raison qu’elles sont demeurées unilingue n’a rien à voir avec le fait que, aux yeux de nombre de leurs concitoyens, si elles apprennent l’anglais, elles perdront leur droit à un service en français, ou cela réduira la nécessité d’offrir ce service. Peu d’elles ont connaissance de cette réalité qui les attend.

  1. Les unilingues anglophones

Souvent ces personnes ont eu un emploi comme caissier, par exemple au Irving à Bouctouche, au centre d’achat Champlain de Dieppe, ou au Tim Horton de Cap Pelé.

Elles croient qu’au N.-B. tous les citoyens obtiennent service en leur langue.

Nombre d’elles ont détenu ou ont été interviewés pour un poste d’agent de l’Assemblée législative.

Nombre d’elles ont détenu un poste de direction ou de niveau supérieur au sein du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Elles pensent que les bons postes au sein du Nouveau-Brunswick vont aux personnes bilingues.

Nombre d’elles sont d’avis que « French is being rammed down our throat”.

Elles ne comprennent pas certaines questions, même en anglais, par exemple, “What has been your best strategy to get service in your language?”

Elles ne savent pas ce qui vient après « For service in English, press 1. »

Ajout, le 26 juin 2017 : Peu de ces personnes se plaignent de ne pas pouvoir parler à leurs petits-enfants en raison de la langue.

Ajout, le 5 juillet 2017 : Ces personnes sont bien plus visibles et bruyantes que les anglophones bilingues, sur les questions de langue.

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