Une chance qu’on a les pauvres

Le Nouveau-Brunswick a un deuxième plan pour réduire la pauvreté. Il est audacieux : il reconnaît ouvertement qu’il n’est pas important de réduire la pauvreté, il suffit d’avoir un plan qui parle de la réduire. En fait, il suffit de faire une liste des choses que les gens t’ont dit qu’ils aimeraient. Parce que les rencontres avec les gens, ça il y en a en masse. On aura brûlé une génération de personnes qui veulent le changement avec tout ça …
Quelles mesures nous permettront de savoir qu’on a atteint les objectifs ? Ça c’est une question pas gentille et tu n’as évidemment pas bu assez de l’eau du puits. Parce que c’est la pensée qui compte. Il est important de rencontrer des personnes vivant dans la pauvreté, donner quelques montants pour des projets et ainsi atteindre les vrais objectifs de cet exercice: satisfaire les politiciens qui veulent quelque chose à faire miroiter afin d’« éloigner de moi cette coupe », combler les non pauvres qui souhaitent que la pauvreté leur soit rendue plus tolérable, et acheter la coopération des associations oeuvrant avec les affligés de la pauvreté qui vivent de miettes et ne peuvent être blâmées de vouloir survivre.
Des objectifs qui semblent adéquats pour tenir en vie cet exercice de misère que le Nouveau-Brunswick a entamé, bien que les médias et certains politiciens dans l’opposition laissent voir un certain désenchantement avec cette dernière sortie de la société de la couronne de la pauvreté.

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