Ce texte ne traite pas de fluorure

À mon insu, bien des choses se passent. Je viens d’apprendre que la grande majorité des municipalités du Nouveau-Brunswick ont arrêté d’ajouter du fluorure à l’eau. Je n’ai pas d’opinion ou de sentiments forts à ce sujet – j’ai toutes mes dents, le fluorure et la solidarité des années babyboum aidants – mais j’ai un soupçon que ce mouvement de défluoruration est un signe de quelque chose. Le maire de Saint-Jean l’a presque exprimé lorsqu’il a expliqué son vote prépondérant contre la dépense annuel de 177 000 $ pour le fluorure : Il a « raisonné » que les soins de santé ne sont pas une responsabilité municipale et que les fonds de la ville devraient plutôt servir aux services récréatifs et les routes. Une conseillère qui a voté pour le maintien de la fluoruration a dit qu’elle sentait une responsabilité holistique. Vieille mode, celle-là.
Les municipalités sont les cousins pauvres des gouvernements et je leur suis solidaire et sympathique. Et il se peut que ce désistement soit un jeu de rapport de force qui espère amener la province à verser des fonds pour la fluoruration de l’eau. Ce serait là une des meilleures raisons suggérées durant le « débat » qui a précédé l’arrêt de la pratique, voilà le niveau du débat ! Je dois noter que la fluoruration comme complot communiste n’a pas été soulevé, à ma connaissance. Mais je trouve intéressant qu’on sacrifie le citoyen avant d’engager des pourparlers avec les niveaux de gouvernements qui recommandent la fluoruration (Santé Canada) et celui responsable pour la santé (Santé NB).
Ah, les gouvernements qu’on a. Ché pas pour toi, mais moi j’mérite mieux.

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